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Dernier haïku dans Hydrea:
La cendre et le vent
De l’homme qui tue un homme
Eteignent la flamme

 

Le Zodianku. : Variante du renku ; strophe lipogrammatique quotidienne. Les explications et les premiers textes réalisés sont sur la page du zodianku.
Vingt-et-unième texte : 23 novembre au 2 décembre – Signe : Sagittaire ; planète : Mercure
Etat au 27 novembre:

Le feu de leurs yeux
Reflète le tapis vert
Du cercle de jeu

Le pur esprit d’une nuit
Dure et sublime s’esquisse1

Splendeur désuète
Pesante table d’ébène
Tentures et stucs

Un merle serein épelle :
Le silence est-il de mise ?1

Le temps se renverse
Des chiffres le cliquetis
Sème une stupeur

La prochaine strophe sera proposée par Hélène Verdier.

(1) Strophes proposées par Brigitte Pellat  (@BrigittePellat)

 

26 novembre : Il y a quarante ans, Simone Veil présentait le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Un pantoun :

Veil fit ce métier de ministre
En dépit des cris et rejets
Femme ris de l’hiver sinistre
Fière chéris les vents légers

18 novembre : L’exposition «Oulipo, la littérature en jeu(x)» a ouvert ses portes. Elisabeth Chamontin l’a signalé par le bel alexandrin  «Le quatrain était hier à l’expo Oulipo». A cette occasion :

A l’expo d’Oulipo :
Pôle où expie l’ado
Polit doxa loupée.
Hop ! L’ode, ou pâle exil.

(Le dernier vers est en clinamen : trois sons «l».  On pourrait mettre «Hop ! L’ode ou pas, exil.» Le maintien du vers à trois «l» est assumé).

13 novembre : Mort d’Alexandre Grothendieck, mathématicien majeur de notre temps. Un pangramme :

Faxez, web : Grothendieck mort, qu’y jouent pluies et vent.

Ajouté au recueil Le prix de la vie. Voir la page de ce texte.

 

Dernier texte dans le recueil Oripeaux (25 novembre) :

Un twoosh en forme de petite morale élémentaire portative inspiré par un billet de Brigitte Célérier.

balcon

porte close balcon strict 
    silence 

table nue chaise vide 
    manque 

    on 
    passe 
    sans 
    voir 

mur haut logis froid 
    regret

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Dernier ajout dans Twilipo (25 novembre)

Ces deux twoosh, le second lipogrammatique, sont des contributions à l’Oulipien de l’année sur le site Zazie mode d’emploi

Mes livres non écrits ne sont point néant. En bibliothèque, mots, groupes, flottent en un vain remplissage, ils m’échappent. Ah plagiaires !

Mes textes errent, éléments et même sentences, emmêlés entre de délétères bêlements. Je désespère de les déceler. Hé, cessez de me répéter !

Dernier texte dans le recueil Chromos (5 novembre) :

Une contribution à l’Oulipien de l’année, rubrique que le site Zazie mode d’emploi consacre cette année à Marcel Bénabou:

L’aveu futur

Cet aveu que tu n’as pas fait, ne va surtout pas croire, camarade, que ce soit grande victoire. Entièrement à poil (que ceci de longues heures soit prolongé) tu gigotes faiblement en suspension dans un air glacial. On rivalise sur ton corps en coups, en volées de coups, en dégelées frénétiques à certains moments. Et il y a autour de toi tant de vrais professionnels, nous sommes équipés d’un tel luxe de joujoux étonnants, que toi-même entre tous admiré, malgré toute ta sérénité, ne vas pas longtemps réussir à nous ignorer, à nous neutraliser. Mon rôle en fait me paraît plein de variété, ce qui fait de mon travail une agréable traque, l’exploitation scientifique de toutes ces insidieuses fractures inexorablement dirigées vers ton aveu futur.

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Journal

10 novembre : En ce jour anniversaire de la mort d’Arthur Rimbaud, cette contribution  un peu spéciale à l’Oulipien de l’année rubrique que le site Zazie mode d’emploi consacre à Marcel Bénabou :

Rimbaud futur

Les voyelles que je n’ai pas écrites
– Noir corset bien velu des mouches qui bombinent
– Roi blanc tout frissonnant sous un brouillard naïf
– Pourpre du sang craché, lèvres dans la colère
– Divin cycle vibrant, rides des mers virides
– Suprême saquebute, étrange errance d’anges
Que cela quelque jour soit dit, elles sont comme latentes.

Elles naissent dans les mots, dans les groupes de mots, dans les phrases. Mais il y a tant de puanteurs cruelles, elles sont prises dans de tels pâtis semés d’animaux, que moi-même, malgré mon front studieux, n’ai pas réussi à en imprimer l’alchimie.

Les mondes me paraissent traversés de silences, ce qui fait de mon ivresse une longue pénitence, dans les rayons violets de tous ces yeux inexplicablement privés des voyelles omises.

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9 novembre : En mémoire d’un jour où l’on espéra, petit quatrain monovocalique :

Sur mur
Chu mûr
Plut dru
Rut cru !

18 octobre : Honoré de figurer dans le livre «Une poignée de pierreries», collection de pantouns francophones constituée par Jérôme Bouchaud et Georges Voisset. Voici, pour fêter cet événement, un pantoun inspiré par le titre du livre, dédié à ses auteurs :

Pierreries

De pierreries semées sur ses cheveux de jais
Elle ouvre à mon regard la profonde lumière
Quelques graines d’amour aux hommes ravagés
Ferment des plaies la lèvre et renaît l’âme fière

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15 octobre : La liste Oulipo est rétablie grâce au travail magnifique de Nicolas Graner, Philippe Bruhat et David Verdin. Très heureux et soulagé, je marque l’événement par une morale élémentaire :

 école normale    services bons et loyaux    administration supérieure 
                         serveur arrêté 
 
 années longues      messages archivés          oulipotes listés 
                       reprise improbable 
 
raisons diverses      temps nécessaire         situation abrupte 
                      échanges déconnectés 
 
                         migration 
                         sur le temps 
                         libre 
 
                         Oulipo 
                         renaît 
                         enfin 
                         grâce à 
 
Philippe responsable   Nicolas secrétaire      David sympa 
                          un merci radieux

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