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Dernier haïku dans Hydrea:

les flammes serpentent
la belle dame chancelle
sous le ciel obscur

27 juin : Avec à son bord 42 migrants à bout de force, le navire humanitaire « Sea Watch » décide malgré le blocus des eaux territoriales italiennes d’entrer au port de lampedusa:

( Matteo Salvini )
Président décadent, morsure de lad déjà pâli.

( Carola Rackete )
 » J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa. « 

et aussi :

Carola Rackete
à trac aère ? – Lock !

Sur un sujet analogue, voir le poème écrit sur l’Aquarius

800px-Ambigramme_Oulipo_(bold_pencil)

Dernier texte dans le recueil Oripeaux ( 4 juillet ) :

Un double texte formant protéonnet :

Lassitude

La terre
M’a pris
Tout ris.
Fol, erre.

Sévère,
L’air, gris
De cris,
Vague aire.

De vent
Rêvant,
Fort pleure.

Assez
Passé
Dure heure !

****************************

Sale pays

La terre m’a pris.
Tout ris, fol, erre, sévère.
L’air gris de cris, vague.

Aire, de vent rêvant fort,
Pleure assez passé. Dure, heure.

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Dernier texte dans le recueil Poèmes accueillis ( 22 et 25 juin ) :

Un poème de Bernard Maréchal, proposé comme variante du Pataméride et s’inspirant du Grand combat d’Henri Michaux :

Le beau baroud

Il l’arsouille au drâle
Lui débarde la rayure
Lui broie les ouillais

Lui, broyé, se souille.
Il a le dos délayé.
Il a dérouillé.

Il le déboyaude,
Il l’adosse dur au sol,
L’édordobalisse

Lui, il se débraille,
Il bredouille, débrayé,
Il roule au ruisseau.

Il le raye à ri,
Lui barbarise les boules,
Le débride à ra.

Lui, il se déboise,
Il balise, bousillé,
Boyau balayé.

Il l’assaille à l’os,
Il lui déboise la barbe,
Brase l’aloyau.

Lui, il se dessaoule,
Se résorbe, essorillé,
Boloss abyssal.

Il le débarbouille,
Il lui dessoude les bourses,
Lui brise sa lyre.

Lui, il babélise
Ses alibis abolis,
Ses yodels absurdes.

Duel au bayou.
Beau baroud à Biribi.
La bisbille au bled.

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Un poème de Novella Bonelli Bassano, illustré par son auteure, dans le cadre du Pataméride :

novellabb_Ponderer-Le-mal-decaler-patameride-25-06-2019

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Journal

21 juin : Les poètes sans frontière organisent une chaîne de la Paix. A l’invitation de Giovanni Merloni, ce quatrain ira rejoindre les contributions à la page qu’il dédie à cette journée de solidarité.

J’avais un revolver. L’elfe s’intéressa :
 » Quel est cet os coudé qui dans ta main scintille ?
– Quand j’ai raison, je tire et l’autre décanille.
– Si tu as tort ? – Je tire !  » Et, voltant, me laissa.

13 juin : On commémore ces jours-ci le premier anniversaire de l’odyssée de l’Aquarius, navire secourant les migrants en perdition sur la méditerranée, et qui a dû renoncer à poursuivre sa mission.

Le naufrage de l’Homme

Si l’on te dit du bien de Monsieur Salvini,
Si de Monsieur Macron l’on vante l’habitus,
Si l’Europe prétend offrir le pain bénit,
Souviens-toi de l’Aquarius.

Si tu te vois montrer qu’urgence est, cette année,
Au godet en plastique, au bonus, au malus,
A prendre au retraité sa pension surannée,
Souviens-toi de l’Aquarius.

Si la Droite se dit chantre du genre humain,
Dénonçant l’avorteur qui tue en l’utérus,
Car toute vie a droit qu’on lui tienne la main,
Souviens-toi de l’Aquarius.

Si l’on dit  » L’Occident prône la religion
Dont le bel étendard est l’amour de Jésus,
Qui pardonne à qui fait acte de contrition  »
Souviens-toi de l’Aquarius.

Si l’on te dit  » La France est pays de héros !
Elle en tire sa gloire, à l’égal de Phébus,
Et rayonne au dessus des peuples immoraux  »
Souviens-toi de l’Aquarius.

Si l’Homme t’est décrit naturellement bon,
Défendant l’animal, le fou, l’homunculus,
Le crime étant le fait de quelques seuls gibbons,
Souviens-toi de l’Aquarius.

Si de la Femme enfin, dit-on, est reconnue
Une valeur égale aux porteurs de phallus,
Pense qu’en deuil, au loin, des mères pleurent, nues.
Souviens-toi de l’Aquarius.

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2 juin : Le philosophe Michel Serres vient de mourir.

Michel Serres meurt,
Muse récrit l’Hermès.

 Suivez ce lien pour retrouver les dates plus anciennes dans la page «journal».


L’ambigramme du mot Oulipo est l’œuvre de Basile Morin. Je recommande la visite de son beau site.