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Dernier haïku dans Hydrea:
C’est l’hiver la neige
Sur ce corps que le sang baigne
Pose page blanche

 

Le Sankulipo : A partir du 1er mai, un cycle d’un an basé sur le calendrier républicain. Chaque jour paraîtra un haïku dont les consonnes sont celles du nom du jour. Plus d’explications  sur la page du cycle.

17 thermidor – Lin

Non ! Liée la lune ?
Un lion ailé l’a noyée,
loin, en Ionie.

( Annie Hupé )

 

29 juillet : Depuis samedi Los Angeles accueille les Jeux olympiques spéciaux, réunissant des concurrents du monde entier en situation de handicap mental. Voici un pantoun  composé à cette occasion :

La flamme est montée haut sur la Cité des anges.
Ils courent : s’ouvre un peu la prison de leur tête.
Qu’une lumière au cœur lave mon mal étrange.
Qu’un élan vienne un peu m’emporter dans la fête.

Dernier texte dans le recueil Oripeaux (17 juillet) :

Un poème en tresse  :

Les tresses de Gef

Doge, sur tout, a tôt fado :
Jurer de six hymens, sire : aise ?
Gilet mi-peau : c’est la Corrèze !
Parles ès fats, soldat Feydeau.

Obtenu en tressant les vers de la strophe suivante:

Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do
Juge, sursis ! Cède aphérèse.
Gilles Esposito-Farèse
Parle, et de tout : Amen ! Cordeau !

 

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Journal

23 juin : Posté sur Twitter, où tout va si vite, ce petit éloge de la lenteur ajouté au recueil Ouvrir.

la poésie  m'est dure  lente  produit peu
écrire  n'est  pas  juste combinatoire
la contrainte ne m'est que cette clé
libérant   la   saveur   enfouie
poème naît au fil des heures
quand je saisis la tension
entre sens  et  musique
ô  le  long  chemin
de  l'  écriture
fait de pierre
et   de
feu

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24 mai : Dans une semaine, le 31 mai, clôture des candidatures au Prix International du Pantoun Francophone « Pantun Sayang » qui sera inauguré et décerné pour la première fois lors de la Rencontre de Barbezieux, (9 et 10 juillet 2015), le premier grand événement littéraire francophone consacré au pantoun malais. Voici ma contribution, une série de cinq pantoums lipogrammatiques sur le thème des cinq sens.

Le sens de l’absence

Ton œil et le soleil règnent sur l’horizon
Et l’on fond envoûté de leur couleur céleste.
Triste Pierrot de lune, en l’obscure prison
D’un squelette figé, mine grise, je reste.

Ta bouche, goutte à goutte, en son gouffre entrouvert,
Cèle un flot de saveurs. O douceur caressante.
Sec à force mon cœur de se mettre à couvert,
Egrène abruptement sa fadeur marcescente.

Ta narine frémit aux senteurs du printemps
Et ce nez délicat tu dresses dans la brise.
Sang à peine battant, je m’abats, haletant.
La tempête m’étrangle et gèle ma banquise.

Ton oreille, attentive à l’océan sonore,
Parée de longs pendants, berce comme la mer.
Jamais onde n’atteint mon épais crâne aflore
Et la dendrite est rase en mon désert amer.

Ta main court sur mon front, y glissant un sillon
Plus chaud qu’un harmattan, plus marin qu’un alcool.
Mon poing s’ankylosant, tirant mon portillon,
Frissonnant au mistral, roidit, nouant licol.

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15 mai : La ronde, échange circulaire bimestriel entre blogs sur une idée d’Hélène Verdier et Dominique Autrou, paraît aujourd’hui. J’accueille avec un grand plaisir le beau texte écrit par Quotiriens, tandis que ma contribution paraît chez Gilbert Pinna.

1er mai : Comme les deux années précédentes, un cycle commence, basé cette année sur le calendrier républicain.  Son nom mêle la forme du haïku utilisée chaque jour, et un hommage aux Sans Culottes qui ont écrit une page de notre histoire.

 Suivez ce lien pour retrouver les dates plus anciennes dans la page «journal».