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Dernier haïku dans Hydrea:
J’ai cru voir la mort
Dans le reflet d’une branche
Sur l’étang des ombres

Le Zodianku. : Variante du renku ; strophe lipogrammatique quotidienne. Les explications et les premiers textes réalisés sont sur la page du zodianku.
Dix-septième texte : 14 au 23 octobre – Signe : Balance ; planète : Jupiter
Etat au 22 octobre :

Quelques musiciens
Venant des terres étranges
Epuisés cheminent

Des chiens se dressent et hurlent
Des fenêtres se referment

Les gueux se dirigent
Vers la place des marchands
Près du vieux tilleul

Le vent humide et frileux
Pénètre leur pèlerine

De fifres de vielles
De basses tam-tams et sax
Musique est métisse

Il s’élève de leurs lèvres
Un merengue qui s’enivre

Sur un thème en vrille
S’entrelacent les accents
Se brise le gel

Des curieux levés en cercle
De leur pied suivent le rythme

Filles ténébreuses
Apres gars crâne rasé
Cinglent le bitume

 

18 octobre : Honoré de figurer dans le livre « Une poignée de pierreries« , collection de pantouns francophones constituée par Jérôme Bouchaud et Georges Voisset. Voici, pour fêter cet événement, un pantoun inspiré par le titre du livre, dédié à ses auteurs :

Pierreries

De pierreries semées sur ses cheveux de jais
Elle ouvre à mon regard la profonde lumière
Quelques graines d’amour aux hommes ravagés
Ferment des plaies la lèvre et renaît l’âme fière

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15 octobre : La liste Oulipo est rétablie grâce au travail magnifique de Nicolas Graner, Philippe Bruhat et David Verdin. Très heureux et soulagé, je marque l’événement par une morale élémentaire :

 école normale    services bons et loyaux    administration supérieure 
                         serveur arrêté 
 
 années longues      messages archivés          oulipotes listés 
                       reprise improbable 
 
raisons diverses      temps nécessaire         situation abrupte 
                      échanges déconnectés 
 
                         migration 
                         sur le temps 
                         libre 
 
                         Oulipo 
                         renaît 
                         enfin 
                         grâce à 
 
Philippe responsable   Nicolas secrétaire      David sympa 
                          un merci radieux

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30 septembre : La connivence internationale a favorisé la fulgurante apparition d’une organisation sanguinaire se parant des couleurs de la religion. Les lignes ci-dessous manifestent ma compassion envers cette religion qui n’est pas la mienne mais que je vois mutiler d’une façon qui m’horrifie.

A la religion de la paix
Des savants ont greffé des crocs
Des griffes à ses doigts sacraux
L’ont contrainte au sanglant souper

Pleurez ce beau corps mutilé
Partagez sa honte et sa peine
Retirez le masque de haine
Rendez-lui le ciel étoilé

11 septembre : La liste Oulipo vient de disparaître subitement fin août pour une raison technique. Face à ce coup du sort, quoi de plus approprié qu’une belle absente ?

Oh vite la revoir

Non, que jamais trépas ne fauche vos bonds d’anges,
Vous fantasques pêcheurs dans l’ajonc gambadant,
Jetant votre fil blond qui plonge au charme ardent
Qu’a le fleuve jonché d’improbables mélanges,
D’un maquis surplombant champs, vin, fragrant jardin.

Jeux, marquants graffiti, pleuvent en chants bien drus
Dont qat semble à l’envi plagier charme et joie forte.
Joutes, fresques, beaux vers, choux gras : pas de main morte
N’y vont choquants jongleurs, bardes frappant mots crus.
Quel fracas vient brusquer ce chœur, majeur gadin
Qui mâche, griffe, abat, jaspes et lavandin.

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Dernier texte dans le recueil Oripeaux (22 octobre) :

Une double morale élémentaire en l’honneur de Marcel Bénabou, « Oulipien de l’année » sur le site Zazie mode d’emploi :

livres inécrits          néant impur           livres suspendus 
                    littérature universelle 
 
existence littéraire   groupes lexicaux        phrases entières 
                         cas certains 
 
remplissage vain      surabondance telle       matière imprimée 
                          dire vrai 
 
                        malgré 
                        mes efforts 
                        je n'ai pas réussi 
                        à isoler 
                        à assembler 
                        dans ce monde 
                        de plagiaires 
 
traque longue          recherche têtue       fragments dérobés 
                        livres futurs 
 
 
 
 
 
livres écrits           néant raffiné         livres profonds 
                      littérature intime 
 
existence charnelle    groupes humains        phrases étouffées 
                        cas troubles 
 
remplissage nocif    surabondance factice       matière effacée 
                       dires mensongers 
 
                        grâce 
                        à ma léthargie 
                        je suis parvenu 
                        à fondre 
                        dispersé 
                        dans un rêve 
                        sans reflet 
 
traque interrompue    recherche abandonnée    fragments enfouis 
                        livres avortés

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Journal

14 juillet : En ce jour de fête nationale, je m’interroge sur les multiples tentatives, jusqu’ici infructueuses, de modifier les paroles de la Marseillaise. Comment procéder ?
La devise de la France, avec ses trois beaux mots, est un magnifique exemple de trivocalisme. Or le nom même de « France » est basé sur deux voyelles : une idée ne serait-elle pas de chercher du côté du bivocalisme ? Voici une tentative ajoutée dans le recueil Ouvrir :

Une autre Marseillaise

enfants des terres fraternelles
le grand appel s’est élevé
relevez les manches rebelles
détachez l’esclave entravé
détachez l’esclave entravé
entendez le chant d’espérance
scandé par les halls par les champs
le brave se lève arrachant
la gangrène et s’exalte la France

venez les affamés massés en rang serré
marchez marchez tête levée c’est la grande marée

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3 juillet : Je ne sais pourquoi, j’ai eu envie ce matin, sur une contrainte actuellement à l’étude sur la liste Oulipo, d’écrire ce petit poème  qui ne vise presque personne :

le bateleur

il nous mène en pansway
montre en télé dolby
son bureau regency
parle en parfait dandy
la gouaille d’un jockey
la dégaine goofy
un petit air groggy

il nous mène en dinghy
nous dit c’est ainsi y
croirez-vous c’est vrai j’y
fus traité tel husky

nous roule en chantilly
nous déhanche un shimmy
qui vaut pas un penny
comme on vend un sextoy
comme on gruge  papy

ses ergots de coq y
furent cuits au curry ?
il faudrait un bon psy
quand confond penalty
et danse de Saint-Guy
quand dollar ou lev y
devient oeuf de Longwy

chez lui reste sexy
sa cour sa gentry y
vénère star jazzy

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