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Dernier haïku dans Hydrea:
je n’ai pas dormi
dans la rue aux senteurs tièdes
j’ai mangé la lune

 

24 juin : Brexit

Sur les consonnes

Rixe et boxe au bar :
Roturier taxe ta bière.
Barre-toi, barbare !

Sur les voyelles

Dépit de l’Empire :
Reine indigente se tire
Vers le billet vert.

 

Dernier texte dans le recueil Le prix de la vie (7 juillet) :

A l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Nettie Stevens qui découvrit le système chromosomique de détermination sexuelle :

Pour Nettie Stevens

Inoxydable gentry, mémoriaux déloyaux, exclurent l’exception.
Voyez ces travaux géniaux extirpant deux joyaux aux caryotypes :
X, Y, signaux duaux, système lumineux expliquant le miraculeux paradoxe.
Sexe, royaume inextricable, asymétrie mystérieuse.
Soyez exaltée, inflexible employée
Ayant balayé croyances, intox, noyautage, doyens partiaux.
Anonyme du Maryland, octroyâtes aux citoyens mondiaux
Un axe de réflexion merveilleux.

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Dernier texte dans le recueil Oripeaux (30 juin) :

Oulipismes²

anagramme : gamme anar

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Du Soudan, oser palindrome mord Nil. Apre son à duo : Sud !

Exégèse :

Sur la berge du fleuve à teinte bleue ou blanche
Semblerait sacrilège un langage à l’envers.
Nasillards bateliers à deux voix chantent vers :
Le charme du désert monte, fort, et s’épanche.

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Chaque vers ajouté du profil un peu gomme
Jusqu’à voir plomb fondu d’un cadrat tout gauchi.
Jeu de masque empoignant verbe et forme en tai-chi
Pour jeter question grave à face obtuse d’Homme.

Ouvrant ajour plus fin qu’au doigt maint chas broda,
D’un « je » défiguré bloque chétive emprise.
Mot qu’en griffe a caché déjà love surprise
Quand vaguant joliment parle bouche fada.

Voir d’un jargon flambant choir quiproquo malsain
Réjouit fol qui déchiffre ambigus vers ou prose,
Ravi quand semble échu jour forcé qu’ange pose
Qui, s’approchant d’ambon, fait gravir jalon saint.

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Choyez pangramme, l’exo que jadis fit bock wavrien. [41]

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Lipogrammant sur quint d’un abc
J’ai, manquant à mon arc, un puissant fil
Dont l’ablation par un schlass sans morfil
Fait sortir l’or qu’au fond toujours laissais.

D’un lai contraint  – pourquoi ? toi, Ubu, sais-
S’abandonnant au carcan punitif
D’Oulipo, mon stylo toujours captif
Fait sortir l’or qu’au fond toujours laissais.

Si disparut, par un jour où coinçais,
Un son fort pur, fort doux, fort musical,
J’y trouvai goût car l’inconfort vocal
Fait sortir l’or qu’au fond toujours laissais.

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Derniers textes dans le recueil Ouvrir (21 et 26 juin) :

Défilé de cagoules noires

La droite extrême et la haine et le sang
La droite nationale aux blasons mordorés
La droite républicaine et ses profits et ses bottes
La droite modérée alluvions et méandres
La droite centriste moite et triste
La droite socialiste quand par réalisme on trahit
La droite écologique parce que sa lumière s’est éteinte
La droite éteinte traître triste sinueuse profiteuse blasonnée haineuse
La droite au goût de cendre et que vomissent les vivants

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Europe

Etrange créature œuvre d’un bel amour
On trouve au lieu de mains caressantes le ventre
Se substitue aux yeux cette bouche égocentre
Elle va dévorant ses pères imprudents
Dont la berceuse s’est éteinte pour toujours
Car en place du cœur ils lui ont mis des dents

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Journal

15 juin : Jour de parution de La ronde, un échange entre blogs, dans lequel je suis heureux d’accueillir Elise :

Göttingen, cimetière communal,
des allées, des arbres, cheminer.

Elise-gottingen-tombes

De la terre fraîchement retournée
S’attarder
Elle commente « incinérer puis choisir un arbre et déposer l’urne à son pied,
la tendance aujourd’hui »
Sans nom
Sans plaque.
Rien mais se souvenir.
Planter en quelque sorte.
Jardin des morts.

Elise-gottingen-etang

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tandis que je suis très honoré d’être accueilli chez un promeneur qui publie :

graines à la volée

Vers cette mire anglaise où sont fuyards drainés,
De la jungle française aux sinistres cabines,
L’ouvrier tend rageur ses yeux déracinés.
Loin bonheur familial. Loin fêtes smaragdines.
Le temps est suspendu, les rêves sont freinés,
D’un curé brillent seuls cierges et paraffines.
L’hiver grippe l’élan des plans imaginés.
Rôde un pouvoir public aux haineuses machines :
Délire botanique ou loi chafii, nés
Hommes, faits plantes, fauchés, fondrez en tajines.
Votre acclimatation par d’atrophiants kinés,
Crime zoologique, étend brumes malines,
Déversant boue et pierre en ces terrains minés
Où l’on voit cultiver vertèbres et canines.
Là par un dieu salaud vous vous trouvez foinés.
Ferez-vous un éden de l’entrelacs d’épines,
Aux délices goûtant d’un joueur de qin, ès
Qualités de clerc d’Hespérides vipérines ?
Point d’Epicure au rang des hères houssinés,
Aucune académie, ni stances, ni comptines.
A côté de la mer rôdent des corps ruinés,
Visages d’adonis labourés de ravines.
« S’ils étaient Japonais ! Mais au Malawi nés
Ils salissent la France, y sèment leurs toxines,
Leurs enfants sales. Toi, le beur : fedayin es-
Tu ? Le mal secret qu’abhorrent nos webzines ?  »

Les émigrants - terre cuite d'Honoré Daumier - par autorisation du site raf.dessins@free.fr

Les émigrants – terre cuite d’Honoré Daumier – par autorisation du site raf.dessins@free.fr

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14 juin : Sur les consonnes du mot du jour, manif :

Immine infamie !
Unanime, un même feu
Emmène nuée.

13 juin : Après l’attentat homophobe appris ce dimanche, sur les consonnes de « LGBT »

Gai, le bel égal
Agite l’utile gouaille
Et bâtit l’été.

12 juin : Vu l’incertitude du futur, un beau présent pour le football :

A l’atoll, boa
Affala l’oblat falot.
Baobab fatal.

3 juin : Pour ma première participation aux Vases communicants j’accueille avec joie Marie-Noëlle Bertrand :

Ça c’est bath !

Seuil du mois, nombreux textes troqués, ça c’est bath !
Tu es prêt, portail ouvert, largue dans le vent
tes mots feux, flammes, bouquets, cadeaux ; le fil tend
très fort vers autrui , divin accord, pour la date.

Prends ton bic, écris avec l’ami, tiens le cap !
Sur son blog, l’autre sera accueil ; sur les rangs,
tu as grand désir, cherche toujours, prends le temps.
Mais vient le moment : être paré. C’est le clap.

Ce mois-ci, Noël choisit sosnet. Bien, pour moi,
c’est un don ; écrire avec ardeur. Je kiff’, quoi,
je suis fan, mienne hotte pleine de vers neufs.

Lui, c’est un brillant pantoum, pareil à un chant.
De la jam session vraiment plaisante et sans bluff !
Sans un pli, voilà : marché conclu, quel doux temps.

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De son côté Marie-Noëlle me fait l’honneur d’accueillir sur son site La dilettante mon poème « Le temps s’est arrêté »

28 mai : Au mur des fédérés, hommage à la Commune de Paris.

parfois triomphe la main qui oppresse
jamais on n’abat l’homme qui se dresse

thiers-valls17 mai : Jour de manifestations

Nous allons manifester
L’injustice manifeste
D’un patronat qui infeste

Nous marchons pour contester
L’état vendu sans conteste
Contre qui chacun proteste

Loi des gros qui profitez
A qui le crime profite
Loi d’une gauche confite

Courant tels des dératés
Biffons la loi scélérate
Que le coup de force rate

C’est le jour de mouffeter
La droite sera défaite
Demain nous ferons la fête

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