Bienvenue sur le site talipo

Dernier haïku dans Hydrea:
le cercle d’amis
la place que je retrouve
le bon feu de joie

15 novembre : Pour une nouvelle édition de La Ronde, échange bimestriel entre blogs, dontle thème est cette fois-ci « lettre(s) » j’ai la joie d’accueillir Giovanni Merloni :

La lettre qui va tout compromettre

Sculptant dans l’écorce d’une fête champêtre
Qu’un rêve m’octroie rien qu’ouvrant ma fenêtre
Ma lettre sincère retrace la trame de mon être.

Chaque lettre de ma lettre je désire te soumettre.
Dans tes légers filets volontiers je m’empêtre
Car enfin dans tes bras je voudrais bien me mettre

Si je traîne mes guêtres oubliant mes ancêtres
Si je mène une vie piètre en me passant des maîtres
Si mes sabots de hêtre arpentent des kilomètres

Rien que pour le bien-être que tu vas me transmettre
C’est au pied de la lettre ce que j’ai à te promettre
Car voyant m’apparaître tu voudras bien l’admettre

Qu’il n’y a qu’un millimètre séparant nos deux êtres
Que ce n’est pas une lettre qui nous fera omettre
De commettre le délit qui va tout compromettre.

001_la-lettre-qui-va-tout-compromettre-180-19

Voir la page de ce poème

Dans le cadre de La Ronde, voici mon poème « L’e », lui-même accueilli sur le site de Jean-Pierre Boureux :

L’e

Le cercle déferlé de cette lettre belle
Semé, perle de sel, en mes lemmes légers,
Etend l’extrême mètre en mes versets femelles,
En desserre le temps, tel le vent des vergers.

En cette frette, emblème en grecque répété,
J’entends le bercement des gréements, des échelles,
L’enflement des vents d’est, des sternes les crécelles
Et, de jetées en nefs, les fêtes de l’été.

Mes lèvres, tel l’évent de ce cerne éthéré,
Versent l’èbe dément des sentences rebelles.
D’encre, célère penne, en ce scel excentré,
Mets en germe le rêve et les mers éternelles.

1024px-Great_Wave_off_Kanagawa2

Voir la page de ce poème

11 novembre : Cette première tentative de tweet à 280 caractères, en ce jour de commémoration, revêt en fait pour moi une toute autre importance :

commémoration

la guerre
ce sont des crimes
des larmes des infamies
se souvenir en ce jour de nos héros
c’est se rappeler que des gens très bien
pour défendre les intérêts suprêmes de la nation
leur ont ordonné de commettre les crimes
de faire jaillir les larmes
d’épouser l’infamie
et de crever

Voir la page de ce poème

8 novembre : La longueur des tweets passe à 280 caractères. Ce jour-là j’envoie deux twooshs de 140 caractères chacun, avec le commentaire suivant : « car je pense qu’un restera toujours à 140. Comment s’appellera donc le #280 ? ? Bof, a-t-il quelque intérêt littéraire ?  ». La question, posée sur la liste Oulipo m’a permis, par les réponses de Nicolas Graner et Gilles Esposito-Farèse, de conclure que oui.

Premier twoosh :

Entrouvrir le frigo se verser une bière
S’asseoir en ce fauteuil qui soutient les lombaires
Savourer chaque instant sourire et puis se taire

Deuxième twoosh adressé à Lirina Bloom, qui avait inventé cette forme, un « septuor » ( 140 = 1+4+9+16+25+36+49 retours-lignes compris ) :

à
toi
ô twoosh
cent quarante a
été cet habit de lumière
qu’on ne quitte que le jour dernier
lorsque la poussière recouvre l’or des broderies

Comme toutes mes contributions à twitter on retrouve ces deux textes sur la page « Twilipo  »

Dernier texte dans le recueil Oripeaux (20 novembre) :

Un triplet de onzinets :

solitude

solitude
est venue
sans être annoncée
pour me tenir chaud
amour

solitude
est restée
bien contre moi
comme un grand manteau
délice

solitude
a plané
sur mon jardin
où tout est fané
orgue

Voir la page de ce poème

Journal

20 octobre : Après la prestation télévisée de notre président, voici une exploration de notre catéchisme politique :

ainsi soient-ils

premier de cordée
deuxième d’escouade
troisième de défilé
quatrième de parade
cinquième de procession
sixième de file
septième de queue
huitième de troupeau
neuvième d’exode
dixième de convoi
onzième de peloton
dernier d’exécution

Voir la page de ce poème

1er octobre : Comme chaque année le site Zazie mode d’emploi rend hommage à un Oulipien : cette année c’est Frédéric Forte, dont un texte selon la tradition est proposé à la réécriture de chacun. Voici mes premières participations.

Chanson d’évasion

    Désir ! Mortel fauve
branle fort.
    D'un gris hall j’attends...
                Ce merdier
            ça me hante.

    « Toi tu te radines,
            valet criard, pion ingrat,
        prince des chenils,
                et ta face foutrement
        vipérine, funk, gore,
            misérable corps en vrille,
                trop se vend » — Mes nerfs grincent. Non !

                Le disciple baveux
                    part. Fuit, entamé, lésé.
            ( Plus soif des jus tièdes ! )
                    Ho je te vomis l'amibe,
                assez farci ton rictus.

Hippy, cajun, par ces temps durs m'arracher des
            carcans visqueux. Et que j'ose
                    l'orge brun sous le tir des armées.
« Noir, seul, le traître chante
                        choix léger : rester zéro »

Voir la page de ce poème

bim !

     crochet gauche              pas appris         danse dernière
                               balle punchée 

respirations infra-minces     décalages petits        mode idéal
                            frottements simples

    visite à deux             nuit accélérée         lumières vues
                         tropicalisme alternatif

                                   il
                                   y
                                   a
                                   un
                                   cable
                                   tendu 

 atlantique traversé          années rétro             noir aimé
                              effet stéréo

Voir la page de ce poème

 

 Suivez ce lien pour retrouver les dates plus anciennes dans la page «journal».