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Dernier haïku dans Hydrea:
ce n’est pas l’amour
qui fait taire le poète
c’est la balle au ventre

 

Le Sankulipo : A partir du 1er mai, un cycle d’un an basé sur le calendrier républicain. Chaque jour paraîtra un haïku dont les consonnes sont celles du nom du jour. Plus d’explications  sur la page du cycle.

11 floréal – Rhubarbe

Hobereau bourru
A ri, ébahi ! Hourra :
Bru aura bébé !

 

23 avril : Qui mourut il y a 400 ans ?
a) Shakespeare
b) Cervantes
Ce palindrome répond à Google dont le choix se discute…

Trop nus, être Cervantes ou ne pas être ? Ver te sape nu, os, et navre certes un port.

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15 avril : Nouvelle parution de  « La ronde », un échange bimestriel entre blogs. Voici dans ce cadre la contribution de Jean-Pierre Boureux :

Fenêtres

Pas de cadre, pas de fenêtre, l’autour crée le dedans, avant que cet intérieur attire et concentre tout ce qui ne s’échappe pas du cadre. C’est un peu le tableau dans le tableau, pensons au miroir des intérieurs flamands qui focalise un hors cadre dans la fenêtre de vue. Coup d’œil également du photographe qui, par habitude,  compose et structure visuellement sa scène, comme si une bordure virtuelle en délimitait l’extérieur.

Tout cela vient assez vite à la surface de nos pensées formatées par l’accoutumance. Quelques peintres toutefois sont sortis du cadre, ont enlevé la bordure de la scène, le cadre de la toile, pour tenter de prolonger le sujet au-delà du coup d’œil habituel. Pensons tout spécialement à Pierre Bonnard  qui souvent dans ses compositions extériorise l’intérieur et attire d’autant le regard du visiteur ainsi contraint de sortir du cadre alors que dans le même temps le paysage y entre.  Une même approche de renvoi au dehors avait été tentée à la Renaissance par la belle échappée perspective qui créa une rupture avec l’empilement hiérarchique des composantes précédentes, un monde nouveau pour un nouveau monde assurément.

Pierre Bonnard, La Fenêtre ouverte, huile sur toile, 1921, The Phillips Collection, Washington. Dans 'Bonnard' catalogue de l'exposition du Centre Georges Pompidou, Paris, 1984, p. 83.

Pierre Bonnard, La Fenêtre ouverte, huile sur toile, 1921, The Phillips Collection, Washington. Dans ‘Bonnard’ catalogue de l’exposition du Centre Georges Pompidou, Paris, 1984, p. 83.

Assez gambergé, je ferme  également les volets qui masquent mes fenêtres. Mais pourquoi me mets-je soudain à siffloter la chanson « les Fenêtres » de Brel, dont les paroles viennent de recouvrir celles antérieures dans le temps mais proches de sens, de Jean Lumière  : « derrière les volets » ? Mystère d’une fenêtre tout à coup ouverte puis refermée dans ma mémoire.

Pour ma part je suis très honoré d’être accueilli chez Hélène Verdier qui publie « Trouble désintégratif ».

Retrouver sur ce site les pages de ces deux textes : Fenêtres  –  Trouble désintégratif

 

Dernier texte dans le recueil Oripeaux (12 avril) :

Un monovocalisme inspiré par les « Panama papers »:

Trafalgar à Panama

A Panama
sans apparat
à Satan va l’armada.

Ah, Baraka !
cash fragrant va s’amassant
plan-plan.

Clan baba s’abat,
laçant bandana,
garant granada,
marchandant taga,
dansant lambada,
balançant hamac.

Taratata
ça va pas tanksa.

La smala
dans la casa
n’a pas la gnak.
Ah champ’ sans pastaga,
Ah carnaval sans gags,
Ah canal sans amants.

Part la nana,
Part sans blabla.
Patatras.

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Journal

8 avril : J’ai signé la pétition adressée à Donald trump :

parole de haine
faneras-tu le printemps
chassant l’hirondelle

14 mars : Pi Day (cette date s’écrit 3.14 aux Etats Unis) :

Set reçu à tinel, gère une manip : pi n’a menue règle, ni tau, certes.

7 mars : Georges Perec aurait 80 ans aujourd’hui. Outre l’hommage rendu par Nicolas Graner dans le haïku lipogrammatique qu’il a composé pour le Sankulipo, voici un petit poème écrit selon la contrainte du jeu de la vie, à partir d’un court passage de « La disparition » :

Perec = 80

Anton Voyl n’arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt.
L’on rôdait par là : pas furtifs glissant sans cap dans l’air. Trip indistinct.
Son prozac à la main, il bravait son sort corrosif.
Son portail grinça : gong doux du complot.
Son portail grinça : gong fou du complot…

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