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Dernier haïku dans Hydrea:
C’est l’hiver la neige
Sur ce corps que le sang baigne
Pose page blanche

Le Zodianku : Variante du renku ; strophe lipogrammatique quotidienne. Les explications et les premiers textes réalisés sont sur la page du zodianku.
Trentième texte
: 20 au 28 février –
Signe : Poissons ; planète : Saturne
Etat au 27 février :

Grand jeu des saveurs
Oignon poivron potiron
Sauce grand veneur

Jouissons du pot pourri
Dont tous nos goûts font chorus

Un fumet suave
Dont on voit nos rôts offrir
Le charme s’élève

Du point du jour jusqu’où nuit
S’obscurcit nous cuisinons

Eperlan flétan
Thon d’onigiri joli
Hareng saur fumé

Produit du fruit mûr qui rit
Vin rosit roux ou confits

Aulx cèbes et sauges
Sont l’or si fin dont nos doigts
Relèvent le jus

Doux flot qui sourd du chinois
Coulis court sur noir pudding

 

19 février : Nouvel an chinois. Un petit monovocalisme :

rebelles entêtées
chèvres sveltes et lestes
errent en l’herbe verte
et de bêlements tendres
mes rêves s’entremêlent

15 février : Bon anniversaire à Gilles Esposito-Farèse. Voici un petit jeu de la vie dont la source n’est autre que l’intéressé :

L’homme peut toucher l’Eden
D’un vers ébauchant le ciel
Par le mélange inventif
De métier et d’impressions

Retrouver ce texte parmi les poteries

7 janvier : Après l’attentat contre Charlie Hebdo :

Je pleure douze personnes qui avaient mis leur vie au service d’un bel idéal.
Je pleure avec tous les Français,  touchés profondément par l’horreur de cet attentat.
Je pleure avec tous les artistes car notre communauté est atteinte dans son expression et c’est très grave.
Je pleure avec tous les musulmans car leur Dieu et leur Prophète ont eu la face maculée d’un sang hideux par trois faux croyants.

En l’honneur des victimes de cet attentat, une belle absente déposée dans le recueil «Le prix de la vie» :

Charlie Hebdo : le suis-je assez ?

Ris moqueur, plongeon frais, dit juste vous habitent,
Vous qui giflez toujours nos crânes pleins de plomb.
Vos croquis grincent dur, plumes jouent fol houblon.
Quel dieu sanglant, jabot flambant, chope si vite
Vifs compagnons que meut beau jeu d’un humoriste
Prosant valse de chaque jambage gonflant
Quand sort à jour profit crochu, gambit volant ?

Jamais griffe que plante un doigt brut ne vainc, triste,
Qui s’affranchit du joug pour abolir mot vil,
Et grave dans le roc qu’homme au juste profil,
Par grave et libre jeu, charme nos nuques fières.
Dramatique janvier brûle, et feu change  pierres.

Ouvrir la page du poème.

 

Derniers textes dans le recueil Oripeaux (4, 5 et 11 février) :

Les textes ci-dessous ont été composés pour illustrer les notions de dérivée et de primitive d’un texte.

T’

Et le Titan ?
Il se ferme,
Ecu râpé, sein mol.
L’été tu, a rué, se va.
Meure l’eau en sel.
L’or ? -Nase, Fi ! Nul.

T″

Eli ni Sem.
Eu réelle tare.
Sam élu : néons in !

Dont une exégèse possible est:

Ce n’était pas un dieu, un pilier de la bible.
Ce n’était qu’un médiocre humain peu reluisant.
Mais c’est lui qu’après tout l’on trouva séduisant
Et les feux de la rampe un soir l’ont pris pour cible.

∫T

Enfant terrible, elle va voltigeant lestement.
Son rire attire la nuit. Tout l’univers rougit follement.
Passant ainsi jambes nues, frêle charmeuse, errant,
Franchit l’imposant cordon de meurtriers et charognards
Qu’un beau désordre fait jaillir, rampants animaux.
Joyeusement mène troupeau, fidèle à son serment.
Tonne l’orage, siffle le vent funeste,
Hurlant d’impies vers, métèque fuyant loin des jours malheureux,
Va giflant brumes et mers de ses crochets nerveux.
Des couteaux dégainés sèment la peur.
L’impérieux prévôt du crime
Fait traquer nuit et jour la vaurienne trop récalcitrante.
Comme un jeu de mort se noue sur l’envers de l’église.
Sous un orme sort un curieux pantin.
L’étroit passage joint l’enfer.
Meurtre sans cri.
Passent pigeons des rues,
De leur envol glissant.

Solution d’un système:

Oil ?
– suain.
Dmollnt lia pind.
Moie !

Voici une exégèse de ce texte :

De l’huile est-ce l’odeur ? Non. C’est l’amas suiffant
Qui du fossoyeur Dmollnt graisse le fil de laine
Dont il noue son offrande aux déités d’ébène.
Mais la pierre d’autel, imparfaite, se fend.

El derivado

« Es le nul en colère,
Autel t’abîme.
Litre n’use épée ! »

Sire à Eloi n’a tu,
obtus,
osé dol.
Asie a rite à Lilit.

« Ane, es étalé là : rare aise !
Rue,
bus noir,
notre cube d’anar : en lot, à élire. »

Je saute sa com.
Un rat sale de l’or élité cèle.

Ouvrir les pages de  ces poèmes : Calcul différentiel 1/3, Calcul différentiel 2/3, Calcul différentiel 3/3, El derivado

Journal

31 décembre : A chacun de vous mes vœux sincères pour l’année nouvelle.

Quinze :
Qu’il t’enlumine l’univers,
Qu’il reluise d’un ciel sublime,
Qu’il feutrise pluvieux hiver
Quiet, qui ne nuise sur cime.

Quinze :
Puisses-tu tirer d’un vieux livre
Un vin né du riz et du miel
Qui rend surpris le furieux ivre.
Utile cuite, un bien d’Uriel !

Quinze :
Fruit des nuits, le gui s’est mûri ;
Pendu il réunit les druides.
Qu’il te guide d’un fil fleuri.
Ressurgis neuf, libre, lucide.

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25 décembre : Le tautavent s’achève: ses 26 tautogrammes ont occupé la période de l’Avent. Il s’achève sur le vœu suivant:

Ayez bon cœur, donnez encore, faites grandir heureux instinct, joyeux korrigans, lutins merveilleux : Noël opère paix qui règne sur tout univers. Vivez week-end xénophile, yeux zen.

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